Les banques financent la fin du monde et volent nos fins de mois

Agissons pour ne pas leur laisser ce pouvoir

Alors qu’elles ont été sauvées avec de l’argent public, les quatre grandes banques belges – BNP Paribas Fortis, KBC, ING et Belfius – ont investi 40 milliards d’euros dans l’industrie fossile entre 2014 et 2016.
Et alors qu’elles font d’énormes bénéfices, elles licencient du personnel et ferment des agences. Vous trouvez ça normal?

Wake up your bank!

PIMP TA BANQUE

Commande les stickers de “Wake Up Your Bank” et organise une soirée “pimp ta banque” avec quelques copain.ine.s.
Le but? Interpeller ta banque et ses usager.e.s en rendant notre message visible dans un maximum de distributeurs à travers toute la Belgique.

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MOVE YOUR MONEY

Cela doit cesser. Votre argent peut aider:
– Participez à la campagne “Move Your Money” et changez de banque à l’automne 2019 si rien ne bouge!
-Vous pouvez aussi soutenir la création d’une banque éthique comme NEW-B.

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Dans la lutte contre la destruction climatique et sociale, les actions directes non-violentes et de désobéissance civile sont aujourd’hui indispensables et légitimes!
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Justice Sociale et Justice Climatique: mêmes coupables, même combat !

Les responsables des inégalités sociales et du changement climatique sont les mêmes. Le secteur de la finance et celui des énergies fossiles sont des acteurs de premier plan d’un système qui n’a cessé d’augmenter les inégalités et la précarité, de réduire le pouvoir d’achat et détruire l’environnement.

Stop aux investissements toxiques

86% des énergies fossiles doivent rester dans le sol si on ne veut pas dépasser 1,5 degrés de réchauffement climatique. Financer les énergies fossiles, c’est aujourd’hui un acte criminel!

C’est aux coupables de payer

La transition écologique et sociale doit être financée par les entreprises responsables du changement climatique, et non par les plus précaires!

System change, not climate change !

L’esclavage était légal, l’apartheid était légale. Aujourd’hui, réaliser du profit en détruisant les gens et la planète est légal. Progressons!

Foire aux questions

Pourquoi une telle action?

Pour empêcher un réchauffement climatique de plus de 1,5°, il est urgent de rompre notre dépendance aux énergies fossiles. Pourtant, les plus grandes banques belges comme ING, KBC, Belfius et BNP Paribas Fortis continuent d’investir massivement dans ce secteur. Elles ont investi 40 milliards d'euros dans l'industrie fossile entre 2014 et 2016. Ces investissements visent à engendrer des profits grâce à l’extraction du charbon, du gaz et du pétrole et verrouillent la possibilité d’une transition vers les énergies renouvelables. Malgré certaines annonces et évolutions positives (comme l’annonce récente de BNP de réduire ses investissements dans le charbon, …), nous sommes toujours très très loin des recommandations du GIEC qui appelle à laisser plus de 86% des ressources d’énergies fossiles dans le sol. En continuant à investir dans le secteur des énergies fossiles, les banques financent la destruction de la planète.

En parallèle, la course au profit de ces banques a également des conséquences sociales désastreuses telles que des plans de licenciements massifs, des fermetures d’agences, du soutien à des entreprises ne respectant pas les droits fondamentaux et les droits des travailleurs.euses, de la spéculation, de l’optimisation et des évasions fiscales, du lobbying, etc.

Si ces banques peuvent aujourd’hui continuer à agir de façon irresponsable, c’est grâce à l’argent public investi en 2008 pour les sauver. En investissant dans le secteur des énergies fossiles, les banques financent la destruction de la planète.

Pourquoi avoir choisi la désobéissance civile?

Le collage d’autocollants “Wake Up Your Bank” visibilise les problèmes liés aux investissements dans le secteur des énergies fossiles et permet à chacun.e une prise de conscience tout en proposant des moyens d’action.

Les actions de blocage sont justifiées par le fait que l’État belge n’interdit pas de tels investissements, même en étant actionnaire (parfois majoritaire) de certaines de ces banques depuis le sauvetage des banques en 2008.

En tant que citoyen.ne.s, la situation d’urgence climatique ne nous permet plus de simplement demander aux banques et à l’État d’agir. Nous devons donc faire ce qui est en notre pouvoir pour empêcher ces investissements: les bloquer, ne serait-ce que quelques heures.

Qu’espérez-vous gagner?

Nous avons la volonté de reprendre notre pouvoir. Nous ne nous contentons pas d’attendre les élections ou une loi climat, en espérant que des responsables politiques prennent enfin la mesure du défi climatique et agissent en conséquence.
Nous savons que descendre dans la rue, marcher et signer des pétitions ne suffit pas. Leurs actions - inactions - montrent qu’ils ne sont pas à la hauteur des enjeux sociaux et environnementaux actuels.

Les banques se servent de notre argent pour continuer à provoquer des catastrophes sociales et financer la destruction de notre planète, loin de tout contrôle démocratique. Nous ne pouvons pas leur laisser ce pouvoir. Nous ne pouvons pas attendre que les choses s’arrangent d’elles-mêmes. Nous assumons donc notre responsabilité et notre décision d’agir pour la Justice Climatique et Sociale.

Nous voulons les contraindre à un désinvestissement total des énergies fossiles. Par ces actions, nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour forcer les banques à désinvestir le secteur des énergies fossiles. Nous appelons le gouvernement à nous emboîter le pas en légiférant pour rendre ce désinvestissement obligatoire.

Les banques font des efforts, non? Elles ont signé “Sign For My Future”, par exemple…

Nous dénonçons l’hypocrisie et le greenwashing des banques.

Prenons l'exemple de BNP Paribas. Jean-Laurent Bonafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, a déclaré « Partenaire historique du secteur énergétique et acteur engagé dans la transition vers un monde plus durable, notre rôle de banque internationale est d’être un accélérateur de la transition énergétique et un acteur engagé dans la décarbonisation de l’économie. » (www.bnpparibasfortis.com). Max Jadot, le directeur général de BNP Paribas Fortis, a d’ailleurs été l’un des premiers ambassadeurs de la campagne Sign for My Future. Pourtant, selon bankwijzer.be, “la banque a annoncé la fin de ses financements de projets aux mines et centrales à charbon, mais n’a restreint qu’une partie de ses soutiens aux entreprises opérant dans ce secteur. De plus, elle n’a aucune politique dédiée à limiter de manière significative ses soutiens au gaz et au pétrole, deux secteurs dont l’expansion est incompatible avec les objectifs internationaux en matière climatique. BNP Paribas ne calcule pas les émissions générées par les activités qu’elle finance et ne s’est pas engagée à les réduire. Avec plus de 57 milliards d’euros consacrés aux énergies fossiles entre 2009 et 2015, BNP Paribas est la première banque française et la 5ème banque internationale en matière de soutien aux énergies fossiles. Elle a ainsi financé 9 fois plus les énergies fossiles que les énergies renouvelables. Depuis 2009, BNP Paribas est à elle seule responsable de 40% des soutiens bancaires français accordés aux énergies fossiles.”

Le rapport de désinvestissement de la Coalition Climat s’est penché sur les investissements des quatre plus grandes banques en Belgique - BNP Paribas, ING, KBC et Belfius - dans les 100 plus grandes entreprises du secteur des énergies fossiles entre 2014 et 2016. Ces quatre banques ont investi 40 milliards d’euros dans ces entreprises, dont 30 milliards d’euros par BNP Paribas.

Un autre rapport de 2018, réalisé par Oxfam, dénonçait que sur la période 2016-2017, BNP Paribas avait investi 12,8 milliards d’euros dans les énergies fossiles, plus de quatre fois les 3,3 milliards d’euros venus booster le développement des énergies alternatives. Il est clair que lorsque le discours des dirigeants va dans un sens, leur argent continue d’aller dans l’autre.

Pourquoi agissez-vous en coordination avec des groupes gilets jaunes?

Act For Climate Justice se bat pour la justice climatique. Les gilets jaunes se battent pour la justice sociale. Pour les deux groupes, l’un ne va pas sans l’autre. Après avoir demandé aux citoyen.ne.s de se serrer la ceinture pour sauver les banques en 2008, le gouvernement nous demande de resserrer d’un cran supplémentaire pour financer les mesures environnementales, pendant que les banques investissent dans le réchauffement climatique. Nous payons doublement: climatiquement et socialement, les méfaits des banques et des multinationales.

Les gilets jaunes dénoncent le déficit démocratique en Belgique. En effet, le gouvernement semble plus prompt à défendre les grandes entreprises plutôt que l’intérêt général. D’un côté, il a financé le sauvetage des banques, il autorise et parfois participe aux investissements dans les énergies fossiles. De l’autre, il semble incapable de prendre des mesures climatiques ambitieuses et socialement justes.

Une réelle transition écologique ne peut être que sociale. Les responsables de la crise environnementale doivent financer cette transition. Nous refusons que la réalisation de profit par les grandes entreprises passe avant la justice sociale et climatique. C’est pourquoi nous nous regroupons aujourd’hui contre un ennemi commun, et pour une cause commune.

Pourquoi dire que les banques volent nos fins de mois?

Les banques sont des acteurs de premier plan d’un système économique qui, avec le soutien des gouvernements, n’a cessé d’augmenter les inégalités et la précarité, réduire le pouvoir d’achat des plus précaires et détruire l'environnement.

Or, en 2008 l'Etat belge a dû investir des milliards d’argent public -notre argent- pour sauver les banques. Cela a provoqué de nombreuses politiques d’austérité. Les banques n’ont jamais remboursé cet argent. Aujourd’hui, les banques se font d'énormes bénéfices, versent des dividendes mirobolants et continuent de mener des politiques antisociales.
Par exemple, le groupe BNP Paribas, ce sont:

  • 200 filiales dans les paradis fiscaux: 28% des bénéfices y reposent tranquillement .
  • 68 sociétés off-shore et seulement 22% d’imposition en Belgique.

Alors que BNP Paribas Fortis a (re)versé 1,9 milliards de bénéfices nets sous forme de dividendes en 2018, elle vient d’annoncer la fermeture de 267 agences. Ce sont 2800 emplois qui sont menacés.

Quelques chiffres sur les sauvetages des banques en 2008: http://www.cadtm.org/Sauvetages-bancaires-en-Belgique

PIMP TA BANQUE

Ce formulaire permet de laisser tes coordonées afin de recevoir par la poste des stickers de “Wake Up Your Bank”. De quoi organiser une soirée “pimp ta banque” avec quelques copain.ine.s.

Mettre un sticker sur un distributeur bancaire est très visible mais n’est pas très légal. En mettre à ta fenêtre est légal, mais cela est moins visible. A toi de choisir. J​UST DO IT!