Action chez I.A.T.A., lobby du secteur aérien et criminel climatique

STOP CLIMATE CRIMINALS

Action chez I.A.T.A., lobby du secteur aérien et criminel climatique

FR// Des activistes se sont rassemblés chez I.A.T.A., lobby du secteur aérien. Une ligne rouge humaine installée au sol, ils ont dénoncé les activités de l’organisation et le besoin urgent d’intégrer le secteur dans l’agenda climatique.

“Il est incompréhensible, qu’en pleine crise climatique, un billet de train coûte deux fois plus cher qu’un billet d’avion. Nous considérons criminelles les influences de I.A.T.A. dans les négociations sur le climat.”

NL// Activisten verzamelen bij I.A.T.A., de luchtvaartlobby. Met een menselijke rode streep op de grond, kaarten zij de activiteiten van de organisatie aan en wijzen ze op de dringende noodzaak om de sector in de klimaatagenda te integereren.

“Het is onbegrijpelijk dat te midden van een klimaatcrisis een treinkaartje twee keer zoveel kost als een vliegticket. Wij beschouwen de invloeden van de I.A.T.A. in de klimaatonderhandelingen als misdadig”.

#STOPCLIMATECRIMINALS
#COP24

 


Mardi 27 janvier 2018 à Bruxelles, un collectif d’activistes a installé une ligne humaine devant les bureaux de IATA, l’association internationale du transport aérien. Leur objectif : dénoncer le ‘greenwashing’ du transport aérien et les avantages fiscaux dont il bénéficie.

En vue de la COP 24, des activistes ont symboliquement représenté, par leurs corps peints en rouge, la ligne des 1,5°C de réchauffement climatique à ne pas dépasser. Leur objectif était de montrer aux employés de I.A.T.A. qu’ils passaient par dessus cette ligne rouge en se rendant à leurs bureaux.

Une participante commente: “Les émissions de gaz à effets de serre du secteur aérien ont doublé depuis 1990 et elles vont encore tripler d’ici à 2030 si rien ne change. Nous ne pouvons plus rester calmement chez nous pendant que I.A.T.A. et les autres lobbies de l’aviation nous volent notre futur à coups de greenwashing. Il est incompréhensible, qu’en pleine crise climatique, un billet de train coûte deux fois plus cher qu’un billet d’avion!”.

Comment expliquer les prix si attractifs du transport aérien?
Un avantage important dont bénéficie l’aviation sur tous les autres moyens de transport se porte sur la taxation. En effet, depuis la Convention de Chicago en 1944, le kérosène des avions est exonéré de tout impôt pour les vols internationaux. Il semble improbable que la situation change étant donné que l’aviation est un grand absent des derniers accords climatiques tel que l’accord de Paris (COP 21). Pourtant, les états ou l’Union Européenne pourraient taxer les compagnies pour les vols internes comme le font déjà les Pays-Bas, l’Inde, le Brésil ou encore les Etats-Unis. Selon le collectif, les fonds débloqués par cette taxe pourraient par exemple permettre l’amélioration du réseau ferroviaire européen et une réduction du coût de transports moins polluants.

Une des solutions phare proposées par le secteur est la “compensation carbone”. Le principe: contrebalancer les émissions de gaz à effet de serre par la plantation d’arbres ou le financement de centrales à énergie renouvelable par exemple.

Il est difficile d’estimer les résultats de ces compensations et d’en assurer réellement la mise en oeuvre. Pour le collectif, il est impératif de limiter les émissions à leur source en réduisant le trafic aérien. “Tout ce trafic doit être transféré vers d’autres moyens de transport, ce qui ne sera possible qu’en intégrant les émissions du trafic aérien dans les accords sur le climat et en taxant mieux le transport aérien pour au minimum éliminer les distorsions de concurrence actuellement présentes.

No Comments

Add your comment